Pourquoi d'une situation simple, ils vont tenter de la rendre complexe

Les Expertiseurs du Crédit le - Catégorie Crédit immobilier

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Enfin l'information sur les erreurs des crédits immobiliers se diffuse. Nous avons été moteur dans celle-ci. Alors que la situation est très simple, observez comment on va tenter de vous la rendre très compliquée.

Consommateur, demandez-vous pourquoi....

Bousculer un monde bien établi

Dans un petit cercle privé, cette information était connue de tous. Seuls les mieux informés y avaient accès. Et surtout, tentaient des actions contre leur banque avec succès. Les sommes à récupérer étaient très importantes. Pour qu'elles le restent, peut-être valait-il mieux que cette information reste peu diffusée ?

L'information ? Près de la moitié des crédits immobiliers ont des erreurs majeures. Ces erreurs méritent sanction. Et la sanction de ces erreurs est toujours la même. C'est la nullité des intérêts du prêt, dans un premier temps. Ils sont annulés, intégralement. Puis, dans un second temps, leur substitution par le taux légal. Tout cela tient en deux lignes.

Notre objectif a été de faire passer ce message simple. Mais ne nous méprenons pas : si la situation est simple, cela ne veut pas dire le sujet et son analyse le soi. Mais nous avons souhaité ne pas inverser les choses. Car sinon, de nouveaux, l'information serait restée méconnue et, surtout, rebutante par son aspect technique. Mais vous constaterez que dès que l'on axe son propos sur la simplicité, les réactions parfois fusent...

Avons-nous réussi dans cette mission d'information ? Pas tout à fait, car, ce qui est normal, les médias ont souhaités une intervention large sur ce sujet. Et forcément de nombreux termes techniques, des spécificités de droit, de règlementations bancaires ont été utilisés. Et le résultat a été, assez vite, de centrer le sujet sur la complexité du sujet, et non sur l'évidence de sa situation.

Prenons un exemple : quand vous laissez votre voiture au garage, quelle est votre attente ? Qu'elle marche, tout simplement ! Nous sommes peu à nous intéresser à la technicité du moteur et à ses composants électroniques. Vous avez d'ailleurs remarqué que, parfois, votre garagiste utilise des termes techniques qui nous laissent dans une perplexité totale ? Chaque métier à cette tentation.

 

Notre position sur les actions à mener

Posons-nous la question : comment, pour une banque, éviter d'assumer ses erreurs ? Il y a de multiples pistes. Avant de les évoquer, notons qu'elles reconnaissent ces erreurs sur les crédits immobiliers. Pour vous en convaincre, il suffit de consulter quelques articles où leur réponse est claire. " Oui, il y a erreur. Mais la sanction est trop lourde ". C'est la position officielle.

Mais nous comprenons bien qu'il leur faille en adopter une autre, sans doute différente, en privé, avec leurs clients. Et là, comme nous sommes dans un domaine très pointu, la plus simple est l'utilisation d'un jargon le plus complexe possible, pour éviter tout échange. Et de préparer ce dialogue en faisant également passer, dans les médias, ce même message.

Consommateur, attendez-vous donc à être noyé de détails et de spécificités techniques. Nous ne nions pas qu'elles existent. Nous disons juste : pourquoi ces messages ?

La solution ? Par la réponse la plus simple, la plus intelligente, qui est la voie de la négociation. Il n'y a pas de conflit, n'oublions quand même pas que la banque a face à lui un client. Et non pas un adversaire, ou un ennemi. Comment traiter un client ? Tout comme on lui demande d'honorer ses engagements (par le règlement de ses échéances), c'est de reconnaître et dédommager ses erreurs. C'est aussi simple que cela.

Quand à la phase judiciaire, elle n'est à envisager que dans un second temps. Quand les montants le méritent et surtout tous les recours de la négociation auraient été épuisés. Mais c'est une seconde étape. Ses chances de succès sont plus qu'importantes d'ailleurs, les procédures passées l'ont montré.

Nous proposons au consommateur un outil. Fruit d'un diagnostic professionnel, d'éléments étayés et avérés. Découvrez comment faire. Mais la discussion, avec sa banque, ne doit pas entrer dans la technicité de l'erreur commise. Mais plutôt sur la solution à apporter au problème. Celle qui, en cas de conflit, permet à chaque partie de ressortir satisfait. D'avoir été entendu et respecté déjà. Puis, d'avoir une proposition acceptable et équitable.

Qui permette de sceller ce qui est fondamental, entre un commerçant et son client : la confiance. Car, reconnaissons-le : un client qui aurait été écouté, respecté, pour qui on aurait trouvé une solution honorable, à votre avis, dans quel état d'esprit il sera vis-à-vis de sa banque ?

Ne nous trompons pas de débat. Quand les faits sont reconnus, il ne sert à rien d'épiloguer. Toute l'énergie et l'intelligence doit être tournée vers la solution.